Pâques est une fête riche en coutumes intéressantes


Pâques est une fête mobile et, selon la tradition, le dimanche de la Résurrection tombe le premier dimanche après la première pleine lune du printemps suivant l\’équinoxe. Chez les Slaves et les Germains, ces célébrations se sont confondues avec les fêtes païennes du printemps.
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Les traces de la fête dans le christianisme

Les mentions dans les lettres de l\’apôtre Paul, vers l\’an 50, peuvent être considérées comme les plus anciennes traces de la célébration de Pâques chrétienne. La célébration de Pâques est donc apparue très tôt dans l\’Église et n\’a rien perdu de sa popularité jusqu\’à nos jours. Dans la conception ecclésiastique, la célébration de Pâques dure cinquante jours, période qui culmine avec la fête de la Descente du Saint-Esprit – la Pentecôte.
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Coutumes alimentaires

Le mercredi précédant le Jeudi vert est appelé « Škaredá » (la laide). Ce jour-là marquait la fin du jeûne de quarante jours et les plats devaient être servis de manière peu appétissante. On servait par exemple beaucoup de galettes de pommes de terre, que les ménagères déchiraient délibérément en morceaux pour les rendre peu présentables. Comme le nom « Jeudi vert » l’indique, on servait quelque chose de vert. Il s\’agissait avant tout d\’intégrer dans le menu les jeunes orties et le persil frais. Le menu variait d\’une région à l\’autre, mais les légumineuses étaient très consommées. On cuisait des bretzels et des galettes aux cretons, qui accompagnaient les soupes, dans lesquelles les orties ne manquaient pas. On faisait cuire au four des gruaux aux lentilles, assaisonnés d’oignon, d’ail et de marjolaine. Les pois germés, sautés à feu vif dans de la graisse et servis soit salés, soit sucrés (appelés « Pučálka »), étaient également très appréciés. On préparait aussi diverses farces à base d’orties. Même pour le Vendredi saint, les coutumes variaient selon les régions. Le repas devait être avant tout frugal ; dans certaines régions, on ne mangeait pas du tout. Ceux qui ne voulaient pas souffrir de la faim pouvaient se régaler de poisson. Mais celui-ci n’était pas accessible à tout le monde, et les familles pauvres faisaient donc cuire de la pâte de pommes de terre en forme de poisson. Dans d’autres régions, on préparait une soupe épaisse et nourrissante à partir des ingrédients disponibles, dans laquelle le chou ou les haricots ne manquaient pas. Le Samedi Saint était ensuite un jour d’abondance et les gens se régalaient de tout ce qu’ils pouvaient. On cuisait le mazanec. Le fromage blanc, la crème, les noix et le miel étaient largement utilisés dans les plats. Le dimanche de Pâques, le bouillon de viande ne devait pas manquer sur la table festivement dressée. On servait de l\’agneau ou du chevreau rôti, et il ne fallait jamais oublier l\’agneau rôti en pâte sucrée, symbole de l\’innocence de Jésus. Le lundi de Pâques était ensuite consacré à la préparation d\’œufs de multiples façons.
 

Pâques est une fête mobile et, selon la tradition, le dimanche de la Résurrection tombe le premier dimanche après la première pleine lune du printemps suivant l\’équinoxe. Chez les Slaves et les Germains, ces célébrations se sont confondues avec les fêtes païennes du printemps. Les traces de la fête dans le christianisme Les mentions dans…